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400 rues et axes de Genève pourraient bientôt être limitées à 30km/h

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Antoine Lebrun

À Genève, la limitation à 30 km/h n’a pas dit son dernier mot, bien au contraire. Alors qu’un premier jugement avait mis un coup d’arrêt à son extension, la Chambre administrative de la Cour de justice genevoise vient de renverser la table en validant le projet. Résultat : le canton pourrait désormais étendre cette limitation à grande échelle, sur près de 400 axes. Une décision qui redonne de l’élan à une mesure devenue centrale dans les politiques de mobilité urbaine.

Derrière cette bataille juridique, c’est toute une vision de la ville qui s’affronte. Pour les défenseurs du 30 km/h, comme l’Association transports et environnement, l’objectif est clair : réduire le bruit, améliorer la qualité de vie et limiter les accidents. Le constat est sans appel : une partie importante de la population souffre des nuisances sonores, avec des impacts directs sur la santé. En abaissant la vitesse, les collisions deviennent aussi moins graves, renforçant la sécurité des piétons et des cyclistes.

Un enjeu de santé publique et de sécurité

Mais tout le monde n’applaudit pas cette décision, loin de là. À l’origine du blocage initial, un policier estimait que cette limitation compliquait ses interventions, notamment en cas d’urgence. Un argument finalement rejeté par la justice, qui considère que l’impact n’est pas suffisamment démontré. Pourtant, le combat pourrait se poursuivre devant le Tribunal fédéral, saisi par l’avocat du recourant. Autrement dit, le feuilleton judiciaire est loin d’être terminé.

Si la mesure est définitivement validée, Genève pourrait basculer dans une nouvelle ère de circulation apaisée. Le projet prévoit 280 axes limités à 30 km/h en permanence, et 120 autres uniquement la nuit, principalement dans des zones résidentielles. Une évolution qui s’inscrit dans une tendance européenne de villes plus calmes, mais qui continue de diviser entre impératifs écologiques et contraintes du quotidien.


Source : RTS